DIANE ET BLONDE EN ARRÊT DEVANT DEUX FAISANS

François DESPORTES (1661-1743)

Huile sur toile

162 x 200 cm.

Inv. 3911

1702

LISE EN ARRÊT DEVANT DEUX FAISANS

François DESPORTES (1661-1743)

Huile sur toile

78,5x 73,5 cm.

Inv. 3910

Signé et datée : Desportes 1714

Mite en arrêt devant un faisan et une perdrix

François DESPORTES (1661-1743)

Huile sur toile

76,5 x 78 cm.

Inv. 62.58.1

Signé et daté : Desportes 1714

Louis XIV vit en compagnie de ses chiens couchants, braques et épagneuls, qui l’accompagnent lors des chasses à tir. Le roi a une réelle tendresse pour ses chiens, une majorité de femelles. Il les nourrit lui-même et leur distribue des biscuits confectionnés à leur intention. Peintre officiel des chasses et de la meute royales de Louis XIV, François Desportes est chargé en 1702 de réaliser le portrait de Diane et de Blonde, les chiennes de la meute que le roi chérissait le plus. Premier portrait d’une série de huit tableaux destinés à orner l’antichambre du roi au château de Marly, cette œuvre définit une sorte de prototype du portrait canin royal. Desportes dessinait les animaux et des éléments de paysages d’après nature. L’on sait que le roi lui indiquait les dessins des chiennes qu’il préférait. Le peintre les recomposait ensuite pour former ces portraits, avec cette verve naturaliste héritée de l’art flamand et cette attention toute particulière au détail qui lui sont propres. Les chiennes portraiturées ici sont identifiées à la fois par leurs caractéristiques physiques que le peintre s’attache à décrire avec précision, mais également par leur nom qui est tracé en lettres dorées dans deux des portraits présentés, soulignant ainsi leur individualité. Desportes adapte ici une composition que l’on trouve chez les Flamands tel que Paul de Vos (1591-1678) chez qui les chiens sont portraiturés en mouvement ou à l’arrêt dans un paysage. L’exemple du portrait de Diane et Blonde, accompagnées de leurs noms tracés en lettres d’or dans un décor paysagé représentant une vue d’Ile de France, devient alors la norme en matière de portraits canins royaux. L’artiste est à nouveau sollicité en 1714. Le portrait de Lise, mentionne également son nom en lettres dorées et montre la chienne couchée devant deux faisans. Cette effigie a été réalisée à partir d’une étude à l’huile sur papier sur fond rouge, qui est également conservée au musée (voir p. 55). Louis XIV complète sa “galerie” avec une autre chienne blanche qui représente sans doute Mite, une autre de ses chiennes favorites, à l’arrêt devant un faisan et une perdrix. Ce portrait a été exécuté à partir d’une étude de Mite, peinte sur le vif par Desportes en 1702.