BRAQUE DÉCOUVRANT UNE PERDRIX ET UN FAISAN

François DESPORTES (1661-1743) 

 (inv. 63.148.3)

Huile sur toiles chantournées 

150 x 107 cm. 1713

TATOU, FLAMAND ROSE ET CASOAR

François DESPORTES (1661-1743) 

 (inv. 63.148.4)

Huile sur toiles chantournées 

150 x 107 cm. 1713

DEUX CYGNES ET UN ÉPAGNEUL

François DESPORTES (1661-1743)

 (inv. 63.148.1)

Huile sur toiles chantournées 

150 x 107 cm. 1713

CACATOÈS, VAUTOUR ET TOUCAN

François DESPORTES (1661-1743)

 (inv. 63.148.2) 

Huile sur toiles chantournées 

150 x 107 cm. 1713

Ces quatre dessus-de-porte furent commandés en 1713 à François Desportes par l’intendant des finances Charles-Henri II Malon de Bercy, pour son cabinet au château de Bercy. Le peintre fréquente assidûment la ménagerie royale. Son fils Claude-François, rapporte que « dès qu’il arrivait quelque animal étranger, quelque oiseau rare et singulier, pour la Ménagerie, Sa Majesté les lui envoyait pour les peindre ». Louis XIV avait fait construire en 1665 au château de Versailles cette grande ménagerie pour accueillir des animaux exotiques et rares provenant de tous les pays. Les premiers animaux arrivèrent en 1665. Les espèces sont alors classées et abritées dans des cours rayonnant autour du bâtiment principal. Ouverte au public et aux artistes, la Ménagerie permettait aux curieux d’étudier les animaux vivants et certains spécimens naturalisés. Associant ici ses talents de décorateur à ceux de peintre de la nature, Desportes compose ces quatre panneaux en rassemblant des animaux européens et surtout des espèces exotiques qu’il représente pour la première fois dans sa carrière. Il montre, dans un premier tableau un braque découvrant une perdrix et un faisan qui fait écho à ses portraits des chiennes du roi (voir n° 3, Salon des chiens). Un second tableau réunit dans un paysage, composé d’un bananier et de pieds d’ananas, un toucan, à droite, un vautour pape au premier plan, tous deux originaires d’Amérique du Sud, accompagnés d’une poule sultane au plumage bleu nuit qui provient de Turquie et d’un cacatoès blanc à huppe rouge d’Indonésie. Le troisième panneau présente sous un bananier un tatou, un flamand rose et un casoar. Cette élégante composition est encore une fois la résultante de l’observation à travers diverses études combinées entre elles. Dans la dernière œuvre de cette série, ceux sont deux cygnes qui font face à un épagneul king charles noir et blanc prêt à bondir. A l’arrière-plan, sur une des branches de l’arbre qui occupe la partie droite du tableau, un geai surplombe la scène. Au loin, au centre, l’on devine un héron vu de profil qui s’apprête à prendre son envol. Même si les espèces représentées dans cette série ne proviennent pas nécessairement des mêmes contrées, ces animaux sont regroupés par le peintre dans un paysage commun, de manière imaginaire, comme s’ils se rejoignaient sur un territoire irréel.